LES CONCEPTS DU TRAVAIL SOCIAL


Ce travail de conceptualisation s'inscrit dans un désir/soucis de véracité, dans une volonté de questionnement et d'appropriation des concepts de la science du travail social afin de dévoiler l'art, science et technique, de la pensée et de la réflexion du professionnel au service de l'agir (une boucle itérative). Notre démarche n'est pas de créer ou soutenir une "novlangue" car nous voulons nous appuyer sur les références classiques concernant les définitions des mots de la langue Française. Celles-ci se font visibles à partir d'un regroupement de sites internet nommé Loxilogos, cependant nous avons une préférence pour celui du centre national de ressources textuelles et lexicales. Dans la mesure où le mot a besoin de précision dans le cadre de sa définition en sciences du travail social, nous nous permettrons de compléter cette approche spécifique sur cette ressource : "Les concepts du travail-social", à partir de nos lectures. Nous fixons ainsi le sens de notre usage du mot tout en le rendant accessible. En même temps nous le proposons à la communauté scientifique du travail social comme à tout professionnel. 
 Ce travail s'inscrit dans une démarche libre et gratuite.
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A

Abandon

Nul ne peut être seul ! De la naissance à la mort, l’humanité de l’Être réside dans son extrême dépendance à autrui ; cette faiblesse, qui est aussi et paradoxalement une force, l’expose, par contrecoup, à l’angoisse d’abandon. Celle-ci ne traduit pas seulement la peur de se retrouver seul mais aussi, et de façon plus existentielle encore, la hantise de n’être pas reconnu et de n’être plus rien, d’être rejeté.


Accès aux droits


Accompagner

l'action d'accompagner engage des pratiques du lien, de la rencontre, de la relation qui s'opère sur le terrain de la reconnaissance de l'autre considéré comme une personne, dans la réciprocité des libertés et dans les finalités des institutions. elle se concrétise dans une pratique de cheminement qui renvoie à l'éthique et aux éthiques dans un entre-trois qui se vit et qui peut se comprendre "entre" liberté, vigilance et dialogue.

Acculturation

Dernière étape d'un processus d'assimilation. Le terme d’acculturation recouvre ainsi l’ensemble des processus possibles mais il demeure, le plus couramment, utilisé dans sa définition restrictive de contact culturel entre deux sociétés de puissances inégales. En outre, les études anthropologiques conservent leur tendance à déchiffrer le changement culturel du point de vue d’un seul des deux univers en présence...

Source



Acteur

Personne (physique et/ou morale) qui met en œuvre, qui participe à une action et/ou une activité.


Action

Les actions peuvent être considérées comme des organisations d’activités dotées d’unité de sens et/ou de signification, en anticipation ou en rétrospection, pour les personnes ou collectifs qui y sont engagés et/ou pour leur environnement social.


Action sociale

Elle tend à promouvoir, dans un cadre interministériel, l ’autonomie et la protection des personnes, la cohésion sociale, l ’exercice de la citoyenneté, à prévenir les exclusions et à en corriger les effets. Elle repose sur une évaluation continue des besoins et des attentes des membres de tous les groupes sociaux, en particuliers des personnes handicapées et des personnes âgées, des personnes et des familles vulnérables, en situation de précarité ou de pauvreté, et sur la mise à leur disposition de prestations en espèces ou en nature. Elle est mise en œuvre par l ’Etat, les collectivités territoriales et leurs établissements publics, les organismes de sécurité sociale, les associations ainsi que par les institutions sociales et médico-sociales.

Loi du 2 janvier 2002 art L 116-1


Activité

L’activité humaine peut être définie comme l’ensemble des actions formées à la fois par les transformations du monde physique, social, mental ou ontologique, dans lesquelles et par lesquelles se trouve engagé une personne ou un collectif, dans ses rapports avec son environnement, et par les transformations en situation, s’opérant à cette occasion.


Aide / Soutien

Donner de soi-même pour contribuer à ce que la personne entreprend pour devenir un être humain libre. C'est faire avec et pour quelqu'un quelque chose qu'il ne peut pas faire seul.


Aide Sociale

Ensemble des prestations sociales versées pour subvenir aux besoins primordiaux des personnes en situation de pauvreté. 


Aider

mise en œuvre d'une aide.


Aire Transitionnnelle

La notion d'aire transitionnelle fait appelle au concept d'objet transitionnelle. L'Objet transitionnel est une défense du bébé contre l'angoisse provoqué par le départ de sa mère. Par ce jeu (remplacement de la mère par l'objet)  précurseur l'enfant accèdera plus tard à l'autonomie. "L'objet transitionnel et les phénomènes apportent ... une aire neutre d'expérience qui ne sera pas contestée" (Donald Winniccott,  jeu et réalité, Paris, 1971, Gallimard, p.22). Cette aire d'expérience se situe entre le jeu et la réalité. Elle recouvre le champ relationnel où a lieu l'intervention. Ce milieu ouvert offre un espace d'expérience où sont renégociés les paradoxes qui affectent la vie de la personne.


Amour professionnel

Le travailleur social ne peut pas être détaché dans son travail de clinicien, dans la construction de sa relation à l'usageant. Cet investissement professionnel s'oppose aux discours de neutralité, il s'agit de sentiment et d'action empathiques pondérée par une certaine retenue contexte facilitateur à la création d'une relation de confiance.


Analyse

L’analyse est l'élaboration d'un raisonnement réflexif et explicatif afin de comprendre et de donner à comprendre une situation, un objet, un sujet,  ...  

ALFÖLDI rajoute "en trois étapes : la décomposition, le discernement et la synthèse." Nous comprenons ces etapes comme créés à partir du modèle hégélien : thèse, anti-thèse et synthèse, la synthese devenant a son tour une thèse et ainsi de suite ; cadre d'une recherche "vers l'infini et au-delà" (WD).



Analyse des pratiques

L’analyse des pratiques est un travail de perfectionnement, de distanciation et de conscientisation, engagé par un groupe de professionnels accompagnés par un animateur, sur l’exercice de leur métier dans les situations de terrain qui mettent en difficulté ou posent question.


Anomie

une expérience sociale (groupe et individu) caractérisée par la perte ou l’effacement des valeurs (morales, religieuses, civiques…) et le sentiment associé d’aliénation sociale et d’irrésolution. Le recul des valeurs aboutit à l’amenuisement, voire à la destruction du lien social, et le manque ou le surplus de lois ou de règles ne permet plus de garantir une régulation sociale suffisante. L'anomie construit une spirale d'exclusion par la perte au travers d'une déliquescence et dégénérescence de la responsabilité.


Autonomie

Capacité d'une personne ou d'un groupe à gérer ses dépendances dans un cadre en ayant des moyens de faire des choix. L'autonomie est partielle tout en s'inscrivant dans un processus d'avènement de soi par lequel on s'efforce de se donner à soi-même ses propres principes de vie libre en société. Le travail du professionnel est d'accompagner la personne ou le groupe afin que le curseur de l'autonomie soit toujours le plus proche du maximum d'une vie de qualité, bonne ou accomplie.

Dans le cadre économique et politique actuel l'autonomie s'est transformée en injonction sociale. Par manque de moyens, ce qui sera toujours le cas de manière général, ce mot est porteur d'utopie, d'idéal, d'illusion et d'idéologie.



Autre

Celui qui n'est pas soi


B

Besoins fondamentaux (les)

les besoins physiologiques, le besoin de sécurité, le besoin d’appartenance, le besoin d’estime, le besoin de s’accomplir.


Bonheur

Capacité à  trouver une signification, une satisfaction  de soi.


C

Capabilite

Ensemble des capacités qu'une personne à le droit de réaliser,  qu'elle les exerce ou non. La capabilite c'est la capacité en situation (ensembles des compétences, des opportunités, des moyens, des réalisations et de la motivation) permise, soutenue et développée par des conditions sociales, politiques et économiques  qui rendent possible leur exercice.


Capacité

Ce que je peux faire (pourvoir dire, pouvoir agir, pouvoir (se) raconter, pouvoir s'imputer à soi-même, pouvoir promettre). 


Chrysalide du sens

Changement d'un mot ou d'un groupe de mots donnant à vivre la même réalité ( hier C.A.T. aujourd'hui E.S.A.T. demain ...). La  chrysalide du sens veut faire croire que le changement de mot ou du groupe de mots est un changement de regard sur le contenu créant un changement de vécue pour les usageants : c'est l'illusion du nouveau mot = nouvelle vie.



Circonstance

Caractéristiques du moment présent.


Clinique

la clinique du travail social désigne l’espace d’interaction entre un travailleur social et un usageant et/ou un groupe.


Cohésion sociale

Ideal d'harmonie du vivre-ensemble.

J. Jenson distingue ainsi cinq grandes dimensions de la cohésion sociale. La première se trouve dans le partage des valeurs communes. La deuxième dimension concerne le système économique et le fonctionnement du marché du travail, qui situent les individus sur une échelle allant de l'insertion à l'exclusion. La troisième dimension de la cohésion sociale relève du niveau de participation citoyenne. Une quatrième dimension, essentielle pour cette auteure, résulte du mode de régulation institutionnelle de reconnaissance ou de non-reconnaissance des différences. Enfin, la dernière dimension tient au degré de légitimité des institutions publiques et privées dans leur capacité à offrir un espace où peut se traiter la gestion des intérêts sociaux divergents.

J. Jenson, Les Contours de la cohésion sociale : l'état de la recherche au Canada, Ottawa, réseaux canadiens de recherche en politiques publiques, 1998.


Collaboration

relation qui réunit deux ou plusieurs personnes pour travailler ensemble sur un même objet, à partir d’un projet forgé par les différentes parties en fonction de leurs attentes respectives.


Compétence

"ensemble de savoirs permettant de mobiliser et combiner les ressources" (Le Boterf, 2002, p. 115) en situation.


Concept

Un concept est une construction rendant compte de caractéristiques communes à un objet et/ou un ensemble d’objets, de faits ou de phénomènes. 


Conciliation

Dispositif de recherche de compromis par une mise en relation minimale des intérêts des parties en conflits.


Contrainte

Composante de l'environnement qui vient à la fois limiter la puissance d'agir permettant du changement et en même temps établit un cadre support d'appui qui peut être butiner, bricoler, braconner.


Contrôle

« opération consistant à vérifier qu’un dispositif est mis en application ou qu’un résultat concret attendu est réalisé » (De Ketele, Roegiers, 1996, p. 66).


Conviction

« certitude ferme et suffisante pour l’action, mais non tout à fait rigoureuse, soit qu’elle repose seulement sur une très grande probabilité, soit qu’elle repose sur un mélange de raisons et de sentiments forts » (Lalande, 1996, p. 190)


Critère

dimension-étalon en fonction de laquelle la réalité de l’objet reçoit une appréciation qualitative et quantitative.


cyberculture

culture complexe saturée d'imaginaire


D

Déontologie

Devoir et/ou obligation, c'est de la morale à partir de l'adage : Ne fais pas à autrui ce que tu détesterais qu'il te fasse.


Désinstitutionalisation

Processus de destruction des institutions.

C'est l'aspect "institué" qui est ciblé. 


Développement

processus de croissance qui permet à une personne, un dispositif, un organisme, une théorie ou une méthode, d’atteindre son amplitude optimale. Pour une personne c'est un processus de croissance continue d’un être humain qui le conduit à acquérir ou développer des capacités physiques, psychiques et sociorelationnelles. Le développement d’une personne se poursuit tout au long de sa vie même s’il revêt des rythmes et des formes différentes. Ce développement peut être facilité ou au contraire empêché par l’environnement matériel, social et relationnel, dans lequel la personne se trouve.


Différence

Écart d'avec la norme


Dispositif

c'est l'association d'un ensemble d'éléments dynamiques, limités et cohérents ; d'espace, de temps, de ressource et d'activité, en lien les uns avec les autres pour construire et/ou faire vivre une réponse opérante.


disposition

aptitude à faire quelque chose en se dotant des moyens requis

Don et Contre-Don

Don et Contre-Don place le travailleur social devant une alternative délicate. Sans réciprocité dans l'échange, il est vain de faire passer un message à une personne vulnérable. le don appelle le contre don, sous peine de créer de la dette. Dans la mise en œuvre de la réciprocité c'est au contraire du lien qui est créé. Selon Fustier, le travail social, formaté par la norme salariale, installe l'aide sociale dans l'assistanat. Le travail social ouvert à la dynamique du don replace  l'action sociale dans le dépassement du temps. Le professionnel donne quelque chose de plus, quelque chose de personnel. Il ne se cantonne pas aux limites de son contrat de travail... soit l'on reste dans les frontières rassurantes d'une action sociale traditionnelle et timorée, soit l'on s'implique davantage et il faut admettre la réciprocité du don.


Dynamique du conflit

Il faut accepter d'engager le conflit lorsque son dépassement est prometteur d'amélioration. L'entrée dans le conflit marque une étape de différenciation entre les systèmes de fonctionnement et donc entre les personnes qui les portent. Il est préférable que la confrontation n'outrepasse pas le contrôle de l'agressivité. Les échanges chargés d'hostilités mettent en relief la variété des manières de pensée. Les uns et les autres sont contraints de se reconnaître mutuellement jusqu'en leurs divergences. L'issue d'un conflit mené avec habilité annonce les prémisses de la relation de confiance. La dynamique du conflit marque l'avancée d'une réflexion souterraine qui s'opère dans l'esprit de la personne accompagnée et/ou de son entourage. Il s'agit là du travail de perlaboration.

E

Educateur

Celui qui se soucis de la vie de la personne jusqu'à accompagner et aider l'autre à retrouver et/ou soutenir l'envie de vivre afin qu'il se saisissent du sens de sa vie (temps, repères, trajectoires, rythmes) pour vivre, en reliant le sentiment de vécu avec la raison de vivre.


Education

Conduire et accompagner une ou plusieurs personnes vers des buts. 

L''éducation est une relation par nature téléologique et asymétrique


É

Éducation informelle

Est tout à la fois éducative récréative et citoyenne.


E

Education spécialisée

est un ensemble de théories, de concepts et de pratiques qui sur une durée déterminée concoure au soutien/aide, à l'accompagnement et à l'inclusion sociale de toutes personnes présentant des difficultés et/ou des différences. 


Empowerment

L’empowerment, c’est s’emparer personnellement et collectivement d’une part significative de la décision quelles que soient les difficultés rencontrées.


Engagement

l'engagement est un processus multidimensionnel (comportemental, émotionnel, cognitif et ontologique) composé d'une inscription dans un instant T manifestant le choix d'une activité plutôt qu'une autre, lié à une prise de décision volontaire, à un investissement dans cette activité et à une persévérance dans cette activité sur la durée.


É

Équipe

Une équipe est un groupe de personnes réunies pour réaliser une tâche commune sous la guidance d’une autorité compétente dans le respect d’un ensemble de règles et de valeurs partagées.


E

Erreur

 « ce qui fausse un résultat, ce qui n’est pas conforme à la vérité ou à la réalité » (Grawitz, 1999, p. 157).


Estime de soi

Jugement de valeur de soi-même par soi-même sur soi-même produisant des effets positif et/ou négatif. Elle s'appuie sur la capacité de choisir qui permet d'agir intentionnellement et la capacité d'initiative qui permet de changer les choses le monde mais aussi se changer soi-même.



Ethique

Visée (souhait/désir) d'une vie accomplie, avec et pour autres, dans des institutions justes (Paul Ricoeur) 

L'éthique en science du travail social s'articulent principalement autour de deux pôles à maintenir ensemble : le premier est le primat de l'éthique sur le politique à partir de la question de la confiance dans le vouloir vivre-ensemble d'un peuple et le deuxième est d'ouvrir une brèche dans tous les processus de normalisation, interne et/ou externe, fonctionnant en aveugle afin de faire une place à la personne et/ou au groupe vulnérable.

Ethos est la dimension même de la personne, elle est engagement dans des situations difficiles, voir impossibles. L'Ethos signifie l'engagement dans le choix de sa destinée. L'homme est celui qui peut agir sur son destin, celui qui peut sortir de ses déterministes.

Travail en 4 étapes :

1 réfléchir individuellement et en groupe à nos pratiques dont aussi celles qui sont inacceptables

2 développer des attitudes inspirées par des principes éthiques universels

3 réfléchir sur le couple  "autonomie, valeur" ET solidarité 

4 il convient de nourrir nos réflexions et nos activités professionnelles par la pensée  et les écrits des philosophes ...

Ainsi nous pourrons tenter de développer nos capacités de discernement et nos paroles à propos. Ce travail est un effort constant et sur la durée qui s'effectue par des traductions incessantes entre expérience et démarche réflexive dont le contenu touche aux problématiques rencontrées, aux langages, à  l'identité  des acteurs aux désirs et frustrations des uns et des autres, la manière d'écrire de donner à voir autrui....


Ethiques

Regroupe l'ensemble, autant qu'il soit possible, des différentes conceptions éthique dans le cadre de la philosophie et des sciences sociales.


Ê

Être humain

Individu corps ET esprit 


Être reconnu

serait pour chacun recevoir l'assurance plénière de son identité à la faveur de la reconnaissance par autrui de son empire de capacité.



É

Évaluation

Jugement de valeur


Évaluation 

processus qui produit un jugement de valeur pondéré, à partir d’un ensemble d’informations factuelles, en fonction d’un ensemble de critères étalonnés, sous l’influence du système de valeurs des évaluateurs.


E

Expérience

Utilisation de connaissances acquises par la pratique élaborée en interaction avec de la pensée et de l'action d'une personne et/ou d'un groupe à partir de savoirs théoriques et/ou d'observations permettant de comprendre, d'expliquer et d'agir, donnant accès à une transformation de soi et de son environnement.


F

Fait

« un fait est une réalité dynamique qui se constate dans le temps » (Lalande, 1999, p. 328)


Finalité

ensemble des raisons qui motivent une démarche.


G

Groupe

Le groupe est un ensemble de personnes réunies dans l’accomplissement d’une tâche collective. Sa structure propre créée une tension identitaire entre conformité et différenciation.


H

Handicap

Constitue un handicap au sens de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives, ou psychiques, d’un polyhandicap, ou d’un trouble de santé invalidant. »

loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées (art. 2)


Herméneutique

Il existe différentes théories herméneutiques, science de l'interprétation des signes et de leurs valeurs :

1/ théorie perspectiviste (Nietzsche) tout est affaire d'interprétation. 

2/ théorie perspectiviste épistémologique (Kuhn) la science ne peut  s'appuyer que sur un paradigme d'interprétation.

3/ la théorie de l'historicisme (Dilthey) la science ne peut comprendre le phénomène qu'elle étudie uniquement à partir de son contexte.

4/ les théories herméneutique des profondeurs (dans les lignées de marx et freud) toute vision du monde serait guidée principalement par des intérêts plus ou moins avoués. La réalité n'est pas ce qu'elle est, le soupçon règne. 

5/ la théorie universelle (Heidegger) porte un sens existentiel, l'homme étant une interrogation pour lui-même il est d'emblée un être voué à l'interprétation.

6/ la théorie universelle doit être entendue en un sens langagier. Toute interprétation, tout rapport au monde, présuppose le langage (Gadamer). Toute compréhension présuppose le langage.

7/ en reprenant les 6 théories précédentes la théorie moderne de l'herméneutique voit plutôt dans le langage une mise en forme du réel.

La science du travail social ne se réduit pas aux points 1/ et 4/ pour construire une démarche scientifique de sa discipline. L'herméneutique n'est pas hermétique. Elle est la théorie des opérations de la compréhension dans leur rapport avec l'interprétation des textes d'où l'importance vitale de l'effectuation du discours comme texte pour le travail social sans cela pas d'approche scientifique possible.


I

Identité

Ce qui distingue soi des autres. Nous sommes tous des êtres issus d'une filiation. Nous sommes tous des êtres sexués. Nous nous inscrivons et nous nous construisons tous dans le temps (mêmeté et ipséité, Ricoeur).



Identité narrative

En cours


Idéologie

La logique d'une idée


Implication professionnelle

est constituée par une démarche volontaire d'implication renouvelée par le professionnel de l’ensemble des ressentis émotionnels qui influencent l’action d'engagement du travailleur social auprès des personnes.


Individu

Etre ayant une existance propre.


Informatique

mode dominant de traitement et de diffusion de l'information


Institution

Le terme recouvre deux familles de significations qui débouchent sur deux conceptions de l’institution. La première entend l’institution comme « forme sociale établie » (l’institué). La seconde renvoie aux processus par lesquels une société s’organise (l’instituant).
Une institution (hôpitaux, associations d'établissements et de services,...) est un système institué, social et hiérarchisé, qui réalise des activités envers les citoyens, à partir de moyens humains : professionnels et bénévoles, et de moyens : mobiliers et immobiliers. Elle est régie par un ensemble de valeurs, de normes, de règles concrétisées par un ou des écrits et de lois.

Instrument

Objet construit en vue d'un usage particulier


Intelligence

une propriété du système cognitif qui permet de s’adapter avec succès à l’environnement et d’apprendre de l’expérience. L’intelligence est moins une aptitude que la résultante d’un ensemble de processus de traitement de l’information dont la coordination conduit à atteindre avec succès le but fixé (dimension téléologique). Une adaptation réussie suppose d’identifier les contraintes posées par l’environnement, de faire preuve d’innovation en coordonnant de façon originale les ressources dont on dispose, ainsi que de mettre en pratique à bon escient des connaissances emmagasinées en mémoire à long terme.

100 mots de l'éducation que sais-je ? PUF 2018 pp. 27-28


Intentionnalite

Activité par laquelle une conscience se pose comme contenu de pensée ( ou noese) et pose par là même un objet pensé (ou noeme).


Internet

Ensemble des réseaux, systèmes et équipements de communication


Intervention sociale

mode d'accompagnement s'appuyant sur une présence ponctuelle du professionnel dans le but de fournir une aide directe à la personne concernée sur une durée déterminée.


Intimité

L’intimité désigne le lien de soi à soi, qui part de la surface vers la profondeur, invisible et imperceptible de l’extérieur, et sur lequel l’éducateur ne peut intervenir sans que l’Autre l’y convie. L’intimité, c’est le derme intérieur de l’être, une peau qui a pu être déchirée par une maltraitance, un mot ou un regard malveillant.

Intrigue

Configuration cohérente et temporelle qui compose ensemble des évènements et des personnages.

Ex : le livret 2 de VAE présenté au jury est une intrigue réflexive, ici la réflexivité correspond au fait de penser sa pratique tout en renvoyant à son identité narrative.


Ipseite

Un soi-même reflexif


L

L'identité personnelle

Elle est la rencontre des capacités que la personne s'attribue avec le regard que pose autrui pour donner à cette conviction personnelle un statut social.


Laïcités

Au de-là du principe de séparation des Eglises et de l'Etat, la laïcité est une idéologie de compromis qui se traduit dans la législation.

Rien qu'en France il existe plusieurs conceptions laïques qui coexistent ensembles dans la législation : les associations diocésaines, le concordat,  le décret Mandel du 16 janvier 1939 et ses décrets dérivés, l'ordonnance du roi Charles X du 27 août 1827, la loi n° 61-814 du 29 juillet 1961 concernant les îles Wallis et Futuna. Le refus de la religion dans l'espace public en France émane d'une idéologie areligieuse (refus de dépendre ou de devoir quoique se soit à l'église romaine). Au niveau de l'histoire l'église romaine a été en France l'administration, le bâtisseur, l'éducateur et pouvoir central du pays. Le processus de laïcisation est le remplacement de l'église romaine par l'Etat.   

Sans idéologie, les démocraties laïques s'identifient par trois critères à maintenir ensemble : le fonctionnement sécularisé de l'état, la liberté de conscience et les croyances sont égales entre elles. Ce troisième éléments est impossible à vivre et à faire vivres pour les croyances. 


Le choix pour le sens

c'est affirmer le caractère universelle de la signification, la possibilité de parler du sens, du sens de la volonté, du sens du désir, du sens ... toute expérience possède un sens qu'accomplit l'explication/compréhension.


Levinas

Philosophe français, influant au niveau de la question de l'altérité pense principalement l'éthique de la responsabilité sur le mode de la substitution. En cela il inscrit sa pensée philosophique dans sa tradition spirituelle hébraïque, le bouc émissaire, pâque,... Le point de départ de la réflexion philosophique de Levinas est Talmudique à partir d'Abraham avec la centralité de la question de la révélation (ici le fait que Dieu parle dans la Thora). Lévinas s'inspire de la loi mosaïque qui fut donné au mont Sinaï par Dieu.

Peu comprenne Levinas et utilise quand même sa radicalité car l'autre en tant que personne est inaccessible, non connaissable et dans sa responsabilité éthique l'autre est uniquement une charge au sens d'un poids, "jusqu'à la substitution qui fait de moi l'otage de l'autre" (Pelluchon, 2020 : 18), tout le temps. 

Ce versant radicale et négatif, du rapport à l'autre, à partir de et pour soi pense l'éthique et la responsabilité sur le mode de l'obligation pour dire l'inévitabilité du risque de la souffrance de la relation à partir de l'idée que l'autre est totalement différent de soi, inaccessible (comme Dieu pour l'homme).  

cf des auteurs comme François-David Sebbah. 


Lien

Ce qui réunit des personnes et/ou des groupes entre eux.


Littératie numérique

La littératie numérique est la capacité à participer à une société qui utilise le numérique dans une visée globale comprise comme la combinaison de capacités technologiques, de compétences intellectuelles et de comportements éthiques.


Logiciel libre

Un logiciel libre est un logiciel dont l'utilisation, l'étude, la modification et la duplication par autrui en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et juridiquement1, ceci afin de garantir certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l'utilisateur et la possibilité de partage entre individus2.

Ces droits peuvent être simplement disponibles — cas du domaine public — ou bien établis par une licence, dite « libre », basée sur le droit d'auteur. Les « licences copyleft » garantissent le maintien de ces droits aux utilisateurs même pour les travaux dérivés.

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Source


M

Maltraitance

maltraitance d’une personne en situation de vulnérabilité lorsqu’un geste, une parole, une action ou un défaut d’action, compromet ou porte atteinte à son développement, à ses droits, à ses besoins fondamentaux, et/ou à sa santé et que cette atteinte intervient dans une relation de confiance, de dépendance, de soin ou d’accompagnement. Les situations de maltraitance peuvent être ponctuelles ou durables, intentionnelles ou non ; leur origine peut être individuelle, collective ou institutionnelle.


Milieu (Le)

Le milieu, c’est tout ce avec quoi la personne interagit, que ce soit des problèmes, des objets ou des individus.

"Le milieu est alors l’ensemble des objets institutionnels de la situation avec lesquels la personne entretient des rapports stables, en l’absence desquels la relation ne pourrait s’établir. Pour le dire autrement, le milieu est alors l’ensemble des objets de la situation qui sont, pour le sujet, transparents, « allant de soi » (Chevallard, 1996 : 173)"


Modèle (Le)

Celui qui est pris pour exemple.

La nécessité de prendre appui sur un modèle afin de se construire découle d’une des limites essentielles de la condition humaine : nul être ne peut atteindre seul le sens de son existence ! Cette réalité-là légitime en retour la fonction de l’éducateur. Le modèle doit se garder de la tentation du pouvoir et, à cet égard, il doit être à la fois exemplaire (Alain Rey) et faillible. le modèle est prêt à partager parce qu’il n’est que le dépositaire des quelques qualités qu'il s'est approprié dans son parcours de vie. L’éducateur comme modèle doit savoir se garder de la tentation de « modeler ». C’est à cette condition que le modèle conserve le fil de la transmission.


Morcellement

L'accompagnement et l'aide de l'éducateur est globale et de fait est une action pour soutenir l'individu, nous parlerons alors d'une personne c'est à dire  un être totale, qui s'oppose à  la vision réductrice qu'opère toutes activités humaines sur le mode de la séparation, le morcellement  :  psychologie (sujet), médecine (patient), éducation (élève, étudiant), juridique (citoyen), économie (producteur, distributeur, consommateur), travail-social (usagent) ...


Motivation

La motivation désigne l’ensemble des facteurs internes qui poussent une personne à s’engager dans un type d’activité ou de conduite et à y persister durablement. Parmi ces facteurs, on peut distinguer la valeur accordée à l’activité, c’est-à-dire le plaisir qui lui est associé (motivation intrinsèque) ou les retombées que l’on peut en attendre (motivation extrinsèque), ainsi que le sentiment d’être suffisamment compétent pour la mener à son terme avec succès.

Le concept de motivation cherche à rendre compte à la fois de l’entrée dans l’action et du maintien dans celle-ci. Pour distinguer ces deux aspects, il est utile de parler de motivation initiale et de régulation de la motivation. Une motivation initiale suffisante est indispensable pour mettre l’individu en mouvement. Toutefois, une fois passé ce premier stade, la motivation peut s’effriter du fait de l’irruption d’activités concurrentes ou de difficultés imprévues. Il faut alors trouver des ressources pour entretenir la motivation.

Deux grands types de motivation sont à distinguer, l’approche et l’évitement. Dans le premier cas, le ressort de l’action est de se rapprocher d’un but valorisé ... Dans le cas de l’évitement, il s’agit au contraire de s’éloigner ou de se tenir éloigné d’un but jugé de façon négative ... L’intérêt de l’opposition approche/évitement est de montrer que le fait de ne pas agir apparaît comme une conduite dûment motivée à part entière.

100 mots de l'éducation que sais-je ? PUF 2018 pp. 29-30


Mythe

La période du mythe couvre des millénaires de l’histoire de l’homme et nous avons pu en repérer différentes approches : 

-          Le mythe peut se comprendre comme un effort maladroit à résoudre des problèmes scientifiques de façon non scientifique,

-          Une deuxième approche donne la possibilité de percevoir le mythe tel qu’il est vécu par celui qui y croit. Alors le mythe structure la vie et l’on découvre qu’il n’est pas simplement une petite histoire pour combler un manque de connaissance scientifique, mais un geste d’inscription dans le réel, une parole qui organise le monde, qui, dans un sens, le crée, qui situe l’homme, sans quoi le monde ne serait pas viable.

-          Enfin l’approche de M. René GIRARD qui essaie d’interpréter le mythe en fonction d’un souvenir historique réel

Le mythe peut se comprendre comme un transformateur qui adapte l’énergie du sacré aux besoins de l’homme pour lui permettre de s’épanouir. A ce stade du mythe où l’homme s’approprie son inclusion dans ce monde de manière amalgamée, tout semble soudé : l’homme et le monde, la divinité et le terrestre. Nous aurions l’impression de faire face à un organisme vivant monocellulaire. On peut dire que l’on observe un début de dissociation de cette symbiose dans la marche de l'histoire, nous passons d’un seul ensemble dans ce monde du mythe au multiple avec la mythologie. Le mythe peut être perçu comme un geste simple d’installation dans le monde, indissociable du rite.



N

Numérique

Nous comprenons le numérique comme l'ensemble des éléments suivants : des usages de l'informatique et d'internet à partir de cybercultures.


O

Outil

L'outil est un objet accessible donnant accès à un usage ou à des usages.

L'outil est la composante technique de la vie humaine


P

Partage d'informations à caractère secret

acte de discernement des informations qui, partagées ou révélées, peuvent être utiles à l'accompagnement de l'usager et à l'usageant.


Penser

Se donner les moyens réflexif, éthique et intellectuel de s'affranchir des idéologies.


Perlaboration

La perlaboration est le cheminement accompli par un message difficile à accepter, dans un l'esprit de la personne qui vient de le recevoir. Bien que le message soit ouvertement rejeté, sa signification a commencé d'influencer son destinataire. C'est une sorte de travail psychique ... . Au cours du travail de perlaboration sont activés des résistances, c'est à dire des forces mentales qui combattent le sens du message dérangeant mais néanmoins reçu... Dans un premier temps, nous avons tendance à rejeter le message qui nous dérange fâcheusement. C'est le refoulement dont parlent les pyschanalystes... Tenir compte de la perlaboration revient à respecter le temps psychique des personnes. Ainsi, le professionnel est-il amené à régler sa montre sur le pendule qui scande le temps de la personne. Comment espérer faire passer le moindre message, si l'on ne laisse pas à celui qui le reçoit le temps de le comprendre, de l'assimiler, de se l'approprier ? Or ce temps n'est pas le même selon les individus. Le temps de la perlaboration varie également selon la teneur du message.


Personne (La)

Individu de l'espèce humaine capable et souffrant, douée d'une conscience, posant la question du sens.


Phénoménologie

Philosophie  qui donne à voir  la réalité qui dévoile les faiblesses des approches philosophiques traditionnelles sans pour autant être capable de proposer des solutions pour résoudre ces faiblesses. Pour cela elle a besoin de l'hermeneutique et plus précisément de la "riposte poétique"


Positionnement professionnel

Il est un aptitude réflexive sur ses actes et ses paroles, une capacité  de se situer vis à vis de la société, de l'institution, des partenaires et des personnes accompagnées en identifiant ses propres normes tout en sachant prendre à  leur égard le recul nécessaire et suffisant.



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