LES CONCEPTS DU TRAVAIL SOCIAL


Ce travail de conceptualisation s'inscrit dans un désir/soucis de véracité, dans une volonté de questionnement et d'appropriation des concepts de la science du travail social afin de dévoiler l'art, science et technique, de la pensée et de la réflexion du professionnel. Notre démarche n'est pas de créer ou soutenir une "novlangue" car nous voulons nous appuyer sur les références classiques concernant les définitions des mots de la langue Française. Celles-ci se font visibles à partir d'un regroupement de sites internet nommé Loxilogos, cependant nous avons une préférence pour celui du centre national de ressources textuelles et lexicales. Dans la mesure où le mot a besoin de précision dans le cadre de sa définition en sciences du travail social, nous nous permettrons de compléter cette approche spécifique sur cette ressource : "Les concepts du travail-social", à partir de nos lectures. Nous fixons ainsi le sens de notre usage du mot tout en le rendant accessible. En même temps nous le proposons à la communauté scientifique du travail social comme à tout professionnel. 
 Ce travail s'inscrit dans une démarche libre et gratuite.
Browse the glossary using this index

Special | A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z | ALL

Page: (Previous)   1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  (Next)
  ALL

M

Morcellement

L'accompagnement et l'aide de l'éducateur est globale et de fait est une action pour soutenir l'individu, nous parlerons alors d'une personne c'est à dire  un être totale, qui s'oppose à  la vision réductrice qu'opère toutes activités humaines sur le mode de la séparation, le morcellement  :  psychologie (sujet), médecine (patient), éducation (élève, étudiant), juridique (citoyen), économie (producteur, distributeur, consommateur), travail-social (usagent) ...


Motivation

La motivation désigne l’ensemble des facteurs internes qui poussent une personne à s’engager dans un type d’activité ou de conduite et à y persister durablement. Parmi ces facteurs, on peut distinguer la valeur accordée à l’activité, c’est-à-dire le plaisir qui lui est associé (motivation intrinsèque) ou les retombées que l’on peut en attendre (motivation extrinsèque), ainsi que le sentiment d’être suffisamment compétent pour la mener à son terme avec succès.

Le concept de motivation cherche à rendre compte à la fois de l’entrée dans l’action et du maintien dans celle-ci. Pour distinguer ces deux aspects, il est utile de parler de motivation initiale et de régulation de la motivation. Une motivation initiale suffisante est indispensable pour mettre l’individu en mouvement. Toutefois, une fois passé ce premier stade, la motivation peut s’effriter du fait de l’irruption d’activités concurrentes ou de difficultés imprévues. Il faut alors trouver des ressources pour entretenir la motivation.

Deux grands types de motivation sont à distinguer, l’approche et l’évitement. Dans le premier cas, le ressort de l’action est de se rapprocher d’un but valorisé ... Dans le cas de l’évitement, il s’agit au contraire de s’éloigner ou de se tenir éloigné d’un but jugé de façon négative ... L’intérêt de l’opposition approche/évitement est de montrer que le fait de ne pas agir apparaît comme une conduite dûment motivée à part entière.

100 mots de l'éducation que sais-je ? PUF 2018 pp. 29-30


Mythe

La période du mythe couvre des millénaires de l’histoire de l’homme et nous avons pu en repérer différentes approches : 

-          Le mythe peut se comprendre comme un effort maladroit à résoudre des problèmes scientifiques de façon non scientifique,

-          Une deuxième approche donne la possibilité de percevoir le mythe tel qu’il est vécu par celui qui y croit. Alors le mythe structure la vie et l’on découvre qu’il n’est pas simplement une petite histoire pour combler un manque de connaissance scientifique, mais un geste d’inscription dans le réel, une parole qui organise le monde, qui, dans un sens, le crée, qui situe l’homme, sans quoi le monde ne serait pas viable.

-          Enfin l’approche de M. René GIRARD qui essaie d’interpréter le mythe en fonction d’un souvenir historique réel

Le mythe peut se comprendre comme un transformateur qui adapte l’énergie du sacré aux besoins de l’homme pour lui permettre de s’épanouir. A ce stade du mythe où l’homme s’approprie son inclusion dans ce monde de manière amalgamée, tout semble soudé : l’homme et le monde, la divinité et le terrestre. Nous aurions l’impression de faire face à un organisme vivant monocellulaire. On peut dire que l’on observe un début de dissociation de cette symbiose dans la marche de l'histoire, nous passons d’un seul ensemble dans ce monde du mythe au multiple avec la mythologie. Le mythe peut être perçu comme un geste simple d’installation dans le monde, indissociable du rite.



P

Perlaboration

La perlaboration est le cheminement accompli par un message difficile à accepter, dans un l'esprit de la personne qui vient de le recevoir. Bien que le message soit ouvertement rejeté, sa signification a commencé d'influencer son destinataire. C'est une sorte de travail psychique ... . Au cours du travail de perlaboration sont activés des résistances, c'est à dire des forces mentales qui combattent le sens du message dérangeant mais néanmoins reçu... Dans un premier temps, nous avons tendance à rejeter le message qui nous dérange fâcheusement. C'est le refoulement dont parlent les pyschanalystes... Tenir compte de la perlaboration revient à respecter le temps psychique des personnes. Ainsi, le professionnel est-il amené à régler sa montre sur le pendule qui scande le temps de la personne. Comment espérer faire passer le moindre message, si l'on ne laisse pas à celui qui le reçoit le temps de le comprendre, de l'assimiler, de se l'approprier ? Or ce temps n'est pas le même selon les individus. Le temps de la perlaboration varie également selon la teneur du message.


Personne (La)

Individu de l'espèce humaine capable et souffrant, douée d'une conscience, posant la question du sens.


Pratique

La pratique est l’exercice d’une activité volontaire qui modifie l’environnement en associant un ensemble de compétences avec une expérience prolongée.


R

Rapport

Relation d'ordre social, moral, affectif qu'une personne (un groupe de personnes, une collectivité) entretient avec une autre personne (un groupe de personnes, une collectivité), avec son environnement.


Rapport au savoir

Le rapport au savoir peut être définie comme une « relation de sens entre un individu et les processus et les produits de savoir », en travail social ce concept est clinique c'est à dire ici cerne les processus de construction des savoirs afin de donner les clefs de son apprentissage à la personne ou au groupe qui apprend. 


Réalité

 Perception subjective et partielle du réel. 


Réciprocité Educative

Rapport asymétrique de singularités qui parviennent à s'engager ensemble dans un même acte d'éducation au travers d'un mouvement d'apprentissage d'aller-retour apprenant de l'un à l'autre et de l'un par l'autre.



Page: (Previous)   1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  (Next)
  ALL